Bass Drum of Death revient à l’essentiel. Du titre épuré de leur sixième album — SIX — à leur approche d’écriture — leurs deux premiers disques avaient été entièrement enregistrés sur GarageBand —, le processus créatif du groupe rappelle de façon frappante les débuts de leur carrière.
Si ce nouvel album marque un retour à leur méthode d’enregistrement originelle, quelques changements notables sont à souligner. Plutôt que de travailler seul sur les démos, le chanteur et guitariste John Barrett s’est entouré du groupe (Jim Barrett à la guitare et Ian Kirkpatrick à la batterie) pour plusieurs sessions dans son home studio à Nashville, où ils ont donné vie aux morceaux.
À la production, Jeremy Ferguson (Cage the Elephant, White Reaper) a pris les commandes, avant d’accueillir le groupe pendant dix jours enneigés dans son studio Battle Tapes pour peaufiner les titres.
Le résultat : une décharge crasseuse de leur son signature, mêlant des influences allant des Stooges à ZZ Top, sublimée par le savoir-faire technique de Ferguson.
Si SIX sonne comme un retour aux sources, le groupe prouve qu’il a encore plus d’un tour dans son sac — et quelques surprises dans ses manches.
Duo qui n’a froid ni aux doigts ni aux oreilles, les Black Boys On Moped dégomment en effet crânement tout ce qui passe entre leurs mains à coups de baguettes supersoniques et de dézingage de six cordes à toute berzingue. Blues, garage, une lichée de psyché et une guitare bien crassouse. Ce duo originaire de Rennes est influencé par des artistes tels que Jay Reatard, Bass Drum Of Death, Black Box Revelation, ou encore les Pixies...